Le
passage du train dans ces villages isolés est une véritable
aubaine, il permet de petites ventes, à la pièce,
mais qui représentent pour eux un gain d'argent non négligeable.
La montagne étale ses flancs couverts de bananiers ou
d'ananas, tandis qu'au creux de la profonde vallée, des
rizières tapissent le sol. Paysages extraordinaires qu'on
découvre entre les tunnels !
Andrombovato... Encore des ribambelles d'enfants,
tous pieds-nus, et des cabanes de planches... Les trekkers qui
quittent le train avec leurs énormes sacs à dos,
sont bientôt encerclés par les bambins curieux
qui les observent. Près d'une cabane, au milieu des choux,
une vendeuse propose du riz enveloppé dans des feuilles
de bananiers cuites. Et partout, des poules déplumées
picorent dans la boue.
Madiorana... Grincement de frein, le train
stoppe et soudain, une foule de gens et d'enfants surgis de
nulle part, courant sur les rails derrière le convoi,
surgit. Plateaux de bananes, feuilles de bananiers fourrées
de riz pilé, beignets, circulent au milieu des passagers
descendus du train..
Des enfants s'agglutinent autour d'une voyageuse qui distribue
des bonbons à la portière du train. Mains tendues,
cris perçants, ils jouent des coudes pour profiter de
la manne avant les autres.
Tolongoina... Amboanjobe... Plateaux de merguez,
samossas, boulettes, bananes nature ou en beignets. Deavant
l'école primaire publique des grappes d'enfants nous
observent... Images poignantes...
Manampatrana... Arrêt interminable...
Enfin, le train s'ébranle, dans un long couloir de végétation
que le train déchiquette au passage, répandant
de délicieuses senteurs de feuilles écrasées
que nous recevons à la figure.

Onilahy... Palmiers, arbres du voyageur, toujours
bananiers. Le train reprend sa descente vers Manakara, il est
16 heures ! Nous longeons une rivière verte avant d'entrer
au royaume des bambous. En contrebas, chaque terrasse est exploitée
pour le riz.
Mahabako...Au milieu des badauds, des colis
qu'on décharge et des plateaux d'écrevisses proposés
à la vente, un cochon énorme déambule.
Fenomby... Le paysage se teinte des couleurs
du couchant. Et encore des plateaux... de poivre gris ou vert,
de baies roses, d'écrevisses, de fruits tropicaux. Ici
on peut même acheter des fripes.
Sahaisinaka... Il fait nuit et nous roulons
toujours.
Mizilo... Nous arrivons enfin. Notre chauffeur
nous emmène au lodge à deux heures de là.
Inde du Sud - 2012
Dans la soirée, nous prenons un train de nuit pour Hampi.
Les quais et la gare grouillent de monde, assis ou couchés
par terre. C'est pittoresque à défaut d'être
confortable. On va donc voyager comme les Indiens et au milieu
d'eux ! Mais quand même : inquiétude en longeant
ce train immensément long, les gens sont entassés
là-dedans comme dans une boîte à sardines.
Dans les wagons suivants, les couchettes ouvrent sur le couloir
et les passagers sont assis dessous. Heureusement, nous avons
un billet de première classe. On est loin du Rovos Rail
Sud-Africain et même du train Vietnamien qui nous avait
conduit à Lao Cai, mais au moins la cabine ferme. Nous
sommes trois dans la cabine terriblement vétuste ! Nous
décidons de dormir tout habillés, ça ne
sera pas super-reposant !
Demain matin, nous devrons être vigilants pour ne pas
rater l'arrêt à Hospet où notre chauffeur
nous attendra, car le train poursuit sa route plus loin vers
les montagnes.
350 kilomètres plus loin.. le lendemain. Il est 8 heures,
voilà Hospet...
En fin de compte, la nuit a été assez agréable,
nous avons pu dormir, le wagon était calme et aéré
par des ventilateurs.

Argentine - 2013
Après avoir acheté nos billets au guichet de la
gare, nous voilà dans un vieux train argentin, en route
pour le delta du Tigre (embouchure du Rio de la Plata) situé
à une trentaine de kilomètres de Buenos Aires.
Pas d'attente, un train part toutes les vingt minutes.
Les wagons du train marquent bien leur âge, intérieur
vieillot, garnitures de sièges plus ou moins déchirées,
mais on voyage "local" au milieu des Argentins et
c'est très sympa.
Dans le train, circulent des camelots qui, d'un wagon à
l'autre, proposent leur marchandise, délivrant leurs
boniments sur des crayons, des bonbons, des ciseaux extraordinaires,
des biscuits pour le voyage ou encore des protège-carte
bancaires, des mouchoirs en papier, des beignets, des chips,
et autres bricoles, quasiment tout à 5 pesos. C'est un
ballet incessant, distrayant et surprenant, qui anime le voyage
et que nous regardons d'un oeil amusé.
Le train se glisse à travers la banlieue, puis traverse
de petites villes aux murs tagués, longe des maisons
et immeubles vétustes et par endroits, de jolies demeures
entourées de végétation. Des arbres de
toutes essences, toutes tailles et de diverses régions
poussent dans une terre riche, au bord des rails. . Arrivés
au delta du tigre, nous achetons des billets pour partir en
bateau sur le fleuve.

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