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Séparée de l'Espagne par le Massif du Canigou, et
entourée d'une superbe enceinte fortifiée, cette petite
cité située à environ 50 km à l'ouest
de Perpignan a longtemps joué un rôle défensif
dans cette région frontalière.
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LA CARTE DES PYRENEES ORIENTALES
Une ville d'art et d'histoire
La ville entièrement fortifiée est un ensemble bâti
dans le marbre rose. Fondée en 1090, et remaniée par
Vauban au XVIIème siècle, elle devient la capitale
du Conflent.
L'enceinte qui entoure la ville est absolument intacte. On peut
en faire le tour de l'intérieur et imaginer la vie de l'époque.
Le village est plutôt petit, on y trouve des rues étroites
fort bien conservées, bordées de boutiques et échoppes
surmontées d'enseignes en fer forgé.

L’agglomération occupe le fond de
la vallée entre la rive droite de la Têt et le pied
du Canigou. Etirée en longueur, la forme de la ville en étroite
relation avec celle de l'enceinte s'organise autour de deux voies
parallèles.
Les deux portes principales sont situées dans la rue Saint-Jean,
ainsi que les monuments publics et la plupart des belles demeures
médiévales. Dans la rue Saint-Jacques, se trouvait
l’église et certaines maisons anciennes dont il ne
reste que quelques vestiges.
Au fil du temps, on a vu se succéder les styles romans et
gothiques.
Les maisons romanes, mitoyennes, étirées en longueur
présentent toutes en façade sur la rue un mur gouttereau
(mur latéral correspondant à la gouttière par
opposition aux murs pignons). Elles sont construites en pierres,
mais il subsiste quelques piliers en bois, ce qui laisse penser
que certains étages pouvaient être en bois à
l'origine.
Sur les hauteurs de la ville, hors de l'enceinte, domine le château
Libéria.

Le château Libéria
Construit par Vauban et fortifié sous Napoléon III,
le château, en parfait état , surplombe la ville avec
ses chemins de ronde, ses bastions, une chapelle, un musée
archéologique et spéléologique, une prison
et un souterrain de 734 marches. Des empoisonneuses célèbres
ont été enchaînées dans la prison des
dames.
Pour monter au château, il faut compter facilement 20 mn en
marchant à un bon rythme. Il existe aussi une navette payante.
Entre la ville et le château, existe un souterrain, voie de
secours au cas où les communications avec la ville auraient
été coupées.
Il est possible de le parcourir pour retourner à Villefranche.
Doté d'une superbe voûte, et de marches en marbre rose,
ce couloir surnommé "le couloir des mille marches"
n'en compte en réalité que 734. Mais il semble interminable.
Plan de la ville et maisons remarquables
Maisons du XIIe siècle
Beffroi et hôtel de ville (place de l’Eglise et rue
Saint-Jean)
Rue Saint-Jacques : Maison Deixonne N° 4-4bis
Rue Saint-Jean : N° 36 - Maison de l’infante (ou Rouquette)
N°65 à 67
Maisons 1ère moitié du XIIIe siècle
Rue Saint-Jean : Maisons N° 32 - 34 - 38bis - 39 - 43 - 45 -
75
Maisons du XIIIe siècle
Rue Saint-Jacques : Maison N°6
Rue Saint-Jean : Maisons N° 2 - 7 - 9 - 19 - 27 - 77
Rue Saint-Jean / ruelle des Remparts : Maison d’angle N°
73
Rue Saint-Jean : Hôpital de Villefranche N° 38
Maisons du XIVe siècle
Rue Saint-Jacques : N° 5 et 7 - 8
Rue Saint-Pierre (3 maisons)
Rue des Tisserands (2 maisons)
Rue Saint-Jean : N°11 - 18 à 22 - 29 - 30 - 41 - 58 -
79 - 81 - 81bis - 82
Maisons sur plusieurs siècles
Rue Saint-Jacques : N° 34 ( XIIIe-XIVe s.)
Rue Saint-Jean : N° 13 ( XIIIe et XIVe s.) - N° 17 (fin
XIIe-XIIIe s. et XVe s.) - N° 24-26 (fin du XIIe – début
XIIIe s. et fin XVe s.) -
N° 42 (début XIIIe et 2e moitié XIVe s.) - N°
44 (fin XIIe-début XIIIe s.) - N° 49 (fin XIVe-XVe s.)
- N° 51 (XIIIe s. et XVe s.) - N° 53 Maison d’Inès
de Llar, (début XIIIe s. et XIVe s.)
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