Les
images des régions les plus touchées, par exemple
dans le delta de l’Irrawaddy, montrent des voies d’accès
impraticables et des villages côtiers entièrement
détruits, tandis que l'eau potable et l'électricité
font cruellement défaut.
Les habitants de Rangoon ont été privés
d’eau potable et d’électricité pendant
plusieurs jours alors que les ordures s’amoncelaient dans
les rues (AFP).
Le régime birman a d'abord refusé toute ingérence
extérieure dans les affaires de son pays, par conséquent,
la plupart des équipes de secours étrangères
sont restées bloquées en Thaïlande dans l'attente
de visas pour secourir les populations locales. Toutefois, la
Croix Rouge a réussi à organiser quelque peu les
secours, distribuant des fournitures aux sans-abri, des bâches
en plastique, de l'eau potable, des réchauds, des moustiquaires,
des couvertures et des vêtements à ceux qui en
avaient le plus besoin.
Médecins Sans Frontières, également,
a été une des premières organisations de
secours à apporter une aide aux victimes. La première
équipe MSF est arrivée dans le delta deux jours
après la catastrophe. Mais un mois après, les
équipes arrivaient encore sur des sites où les
survivants n’avaient pas ou peu reçu d’aide,
et certains villages isolés attendaient encore les secours.
Des villages, accessibles uniquement à pied ou en bateau,
ont été dévastés et les survivants
vivaient dans des conditions terribles.
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